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Malgré
l'importance historique du site, il fallut attendre plusieurs décennies pour
que de nouveaux travaux soient conduits dans le cloître et en plusieurs points
de l'île permettant de recueillir des documents gallo-romains(céramiques,
monnaies), ainsi que les déchets artisanaux d'une verrerie du VIe s. Au cours
de ces années 1970-1980 fut aussi découvert le premier fragment d'un
calendrier romain en marbre. Il s'agit là manifestement d'un fragment de
calendrier monumental destiné à être affiché sur la paroi d'un édifice public.
Un autre fragment de cette pièce exceptionnelle a été retrouvé en remploi dans
une tombe située au chevet de l'église funéraire de l'Antiquité tardive, mise
au jour ultérieurement.
En effet des fouilles de sauvetage effectuées à partir de 1998 dans un terrain actuellement à vocation agricole ont mis au jour une basilique funéraire de grande dimension accompagnée de nombreuses sépultures. Etabli sur un terrain déjà planté en vignes dès le début de l'ère, l'édifice, très arasé et aujourd'hui réenfoui, était parfaitement lisible au sol.
Dans et aux abords de l'édifice 215 sépultures de types variés ont été mises au jour et étudiées livrant un mobilier métallique, essentiellement des objets de parure.
Il confirme l'importance de ce haut-lieu sacré au cours de l'Antiquité tardive (Ve-VIIIe s.) et laisse présumer l'existance d'un évéché à Maguelone dès le VIe,dont l'église majeure pourrait se trouver sous la cathédrale médiévale. Sous l'égide de l'association des Compagnons de Maguelone une prospection méthodique de l'île et de ses abords a été également entreprise afin d'étudier l'ampleur de l'occupation de ce secteur des étangs littoraux et les étapes de son peuplement. Le mobilier mis au jour au cours des fouilles récentes est conservé au musée archéologique de Lattes, dans l'attente de la création d'un musée dans l'île même de Maguelone.
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