Vestiges archéologiques

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Les premières recherches archéologiques à Maguelone ont été conduites par F. Fabrège dans la seconde moitié du XIXème. L'essentiel des travaux porta alors sur la cathédrale, dont l'intérieur fut fouillé en 1872,et sur ses abords, où furent mises au jour des sépultures d'époque wisigothique, des débris d'architecture et des fragments d'inscriptions antiques. Parmi ces inscriptions pour la plupart du Haut-Empire certaines ont manifestement été importées à Maguelone, tel le milliaire de Tibère daté de 31-32 réemployé comme linteau au portail de la cathédrale romane. Cette borne provient de la Via Domitia et plus précisément du tronçon Nîmes-Ambrussum dans le secteur d'Uchaud (Gard). Les autres inscriptions constituent de par leur contenu des témoins de l'environnement historique du site et les épitaphes s'intègrent parfaitement dans le contexte local.

Malgré l'importance historique du site, il fallut attendre plusieurs décennies pour que de nouveaux travaux soient conduits dans le cloître et en plusieurs points de l'île permettant de recueillir des documents gallo-romains(céramiques, monnaies), ainsi que les déchets artisanaux d'une verrerie du VIe s. Au cours de ces années 1970-1980 fut aussi découvert le premier fragment d'un calendrier romain en marbre. Il s'agit là manifestement d'un fragment de calendrier monumental destiné à être affiché sur la paroi d'un édifice public. Un autre fragment de cette pièce exceptionnelle a été retrouvé en remploi dans une tombe située au chevet de l'église funéraire de l'Antiquité tardive, mise au jour ultérieurement.

 

En effet des fouilles de sauvetage effectuées à partir de 1998 dans un terrain actuellement à vocation agricole ont mis au jour une basilique funéraire de grande dimension accompagnée de nombreuses sépultures. Etabli sur un terrain déjà planté en vignes dès le début de l'ère, l'édifice, très arasé et aujourd'hui réenfoui, était parfaitement lisible au sol.


Dans et aux abords de l'édifice 215 sépultures de types variés ont été mises au jour et étudiées livrant un mobilier métallique, essentiellement des objets de parure.


Construite au début du VIe s. cette église funéraire semble avoir été détruite vers la fin du VIIe ou au cours du VIIIe s. et son site dès lors abandonné. C'est le plus ancien édifice chrétien révélé sur l'île de Maguelone.

(restitution)

Il confirme l'importance de ce haut-lieu sacré au cours de l'Antiquité tardive (Ve-VIIIe s.) et laisse présumer l'existance d'un évéché à Maguelone dès le VIe,dont l'église majeure pourrait se trouver sous la cathédrale médiévale. Sous l'égide de l'association des Compagnons de Maguelone une prospection méthodique de l'île et de ses abords a été également entreprise afin d'étudier l'ampleur de l'occupation de ce secteur des étangs littoraux et les étapes de son peuplement. Le mobilier mis au jour au cours des fouilles récentes est conservé au musée archéologique de Lattes, dans l'attente de la création d'un musée dans l'île même de Maguelone.

 

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